L'ethnopôle CFPCI

Par convention associant le ministère de la Culture et de la Communication, la Ville de Vitré et la Maison des Cultures du Monde, le Centre français du patrimoine culturel immatériel est labellisé ethnopôle-pôle national de recherche et de ressources en ethnologie. Il est à ce titre chargé de développer un observatoire pluridisciplinaire des politiques et des pratiques du patrimoine culturel immatériel aux niveau local, national et international, notamment en Europe. Il s'agit également d'offrir un cadre réflexif aux activités culturelles et éducatives menées sur le territoire, et à l’accompagnement de réseaux d’acteurs du PCI à l’échelle nationale. 

Qu'est-ce qu'un ethnopôle ?

Créé en 1999, le label Ethnopôle - pôle national de recherche et de ressources en ethnologie - associe par convention le ministère de la Culture et de la Communication, une association et/ou une ou plusieurs collectivité(s) autour d'un projet de recherche, de diffusion, de valorisation et d'animation territoriale.

"L'appellation ethnopôle s'attache à une institution qui, en matière de recherche, d'information et d'action culturelle, œuvre à la fois au plan local et au niveau national. À travers cette appellation, la mission du patrimoine ethnologique entend, dans le cadre propre à chaque structure, promouvoir une réflexion de haut niveau s'inscrivant tout à la fois dans les grands axes de développement de la discipline ethnologique et dans une politique de constitution des bases d'une action culturelle concertée" (rapport Mission ethnopôles, 1999).

Un réseau d'établissements 

Le GARAE (groupe audois de recherche et d'animation ethnographique), basé dans la Maison des mémoires à Carcassone (Aude)

Salagon, musée conservatoire et jardins, installés dans l'ancien prieuré de Mane (Haute-Provence)

"Pays de Courbet, pays d'artiste" qui réunit quatre sites autour du musée Courbet d'Ornans (Doubs)

L'Institut occitan d'Aquitaine (InOc), à Billère (Pyrénées atlantiques)

L'EPCC La fabrique de patrimoines en Normandie (ex-CRéCET), à Caen (Calvados)

Le musée des arts et traditions populaires de Champlitte, musée départemental de Haute-Saône

"Musiques, territoires, interculturalité", Centre des musiques traditionnelles en Rhône-Alpes, à Villeurbanne (Rhône)

L'Institut culturel basque, à Ustaritz (Pyrénées atlantiques)

Et le Centre français du patrimoine culturel immatériel, antenne à Vitré de la Maison des Cultures du Monde

En savoir plus sur le réseau des ethnopôles

Un observatoire des politiques et des pratiques
du patrimoine culturel immatériel

La réflexion engagée par l'ethnopôle CFPCI s'articule autour de deux axes :

- une approche comparée des politiques du PCI mises en oeuvre par les États parties à la Convention de l’UNESCO (2003), notamment en Europe, et de leurs effets ;

- un observatoire des pratiques et des usages de cette "nouvelle" catégorie patrimoniale par les différents acteurs concernés.

Outre son colloque international et sa collection en ligne des Cahiers du CFPCI, l'ethnopôle CFPCI :

- participe à l'inventaire du PCI en France, par le biais des appels à projets du ministère de la Culture ("Géants, animaux totémiques et dragons processionnels en France" (2013-15) ; "Programme pilote pour la mise en oeuvre d'un inventaire participatif du patrimoine culturel immatériel à La Réunion" (2016-17) 

- est associé à des programmes de recherche ("Présences de la culture : le renouveau du « folklore » ? PCI, reconnaissance et transmission de la culture occitane" sous la direction de Jean-Louis Tornatore ; "Les acteurs du PCI : observatoire des réseaux numériques en France", sous la direction de Marta Severo)

- offre un lieu de ressources, d'accueil et d'encadrement pour les étudiants et jeunes chercheurs (contrat doctoral "Les prises françaises du patrimoine culturel immatériel" ; projet Labex Arts H2H "Fonds d'ethnoscénologie : archivage et numérisation").

Conseil d'orientation scientifique

Le conseil d'orientation scientifique de l'ethnopôle CFPCI, intégré au conseil scientifique de la Maison des Cultures du Monde présidé par Mme Michèle Gendreau-Massaloux, est composé des personnalités suivantes (par ordre alphabétique) :

Mme Chiara Bortolotto
Anthropologue, chercheur associé à l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (IIAC)/Laboratoire d’anthropologie et d’histoire de l’institution de la culture (LAHIC), Mme Bortolotto est responsable du projet UNESCO Frictions : heritage-making across global governance, financé par l’Agence nationale de la Recherche (2014-2019). Elle a précédemment été EURIAS visiting fellow à l’université de Cambridge (Centre for Research in the Arts, Social Sciences and Humanities/Clare Hall) en 2013-2014 et Marie Curie fellow à l’université Libre de Bruxelles (Laboratoire d’Anthropologie des Mondes Contemporains) entre 2011 et 2013.
Elle a notamment dirigé la publication des ouvrages Il patrimonio immateriale secondo l’Unesco : analisi e prospettive (Istituto Poligrafico e Zecca dello Stato, Roma, 2008) et Le patrimoine culturel immatériel : enjeux d'une nouvelle catégorie (Maison des sciences de l'homme, Paris, 2011), et coordonné avec David Berliner un numéro de la revue Gradhiva - Le monde selon l’Unesco (2013). Membre du Comité du patrimoine ethnologique et immatériel (ministère français de la Culture et de la Communication), elle est également l'un des experts formés par l’Unesco pour son programme de « renforcement de capacités » et a collaboré, à ce titre, à plusieurs projets de valorisation et de sauvegarde du PCI.

Mme Martine Cocaud
Historienne et maîtresse de conférences à l'université de Haute-Bretagne Rennes II, où elle coordonne le mastère « Médiation du patrimoine en Europe », Mme Cocaud est membre du Laboratoire d'observation des usages des TIC (LousTIC) et membre suppléant du Conseil culturel de Bretagne, où elle représente l'université Rennes II.

Mme Nathalie Gauthard
Maîtresse de conférences HDR en ethnoscénologie à l’université de Nice Sophia-Antipolis, où elle est responsable du parcours bi-disciplinaire (LMD) « Ethnologie des Arts Vivants » (Arts vivants et Anthropologie/Ethnologie), Mme Gauthard est aussi directrice du Master « Arts » et membre du LIRCES (EA 3159) – Laboratoire interdisciplinaire récits, culture et sociétés, et présidente de la Société française d’Ethnoscénologie (SOFETH).
Spécialiste des arts du spectacle tibétains et plus largement d’une anthropologie des arts vivants et performatifs, elle a écrit de nombreux articles sur les opérations de transferts, de circulations et de transformations des pratiques artistiques à l’ère de la mondialisation. Elle a également publié Fêtes, mascarades et carnavals. Circulations, transformations et contemporanéité (éd. de l’Entretemps, collection « Les anthropopages », 2014).

Mme Patricia Heiniger-Casteret
Maîtresse de conférences en anthropologie à l'université de Pau et des pays de L'Adour (UPPA), membre du laboratoire « Identités, Territoires, Expressions, Mobilité » (ITEM-EA3002), responsable du programme de recherche (région Aquitaine-ministère de la Culture et de la Communication) « Patrimoine culturel immatériel : la croisée des patrimoines ». Thèmes de recherches : littérature orale, théâtre populaire dont la pastorale, expression littéraire et populaire occitane, mouvements régionalistes gascons et études des productions scientifiques des folkloristes et ethnographe de la zone gasconne et pyrénéenne, mutation et évolution des expressions festives, patrimoine culturel immatériel.

M. Charles Quimbert
Psychologue clinicien de formation et directeur de l’association Bretagne culture diversité. Sa thèse de doctorat (université de Haute-Bretagne Rennes II) est consacrée à l’étude des mécanismes d’apprentissage chez l’enfant (appropriation, imprégnation, assimilation) au regard de la clinique de l’autisme et des psychoses infantiles.
M. Quimbert mène parallèlement un important travail de collecte de chansons traditionnelles en Haute-Bretagne, se produit sur de nombreuses scènes comme chanteur et intervient régulièrement comme formateur dans des ateliers de chants.
Il a participé activement à la création d’une école de musique traditionnelle et est membre fondateur de l’association l’Epille, dédiée à la valorisation et à la connaissance du chant traditionnel.

M. Pierre Schmit
Directeur de La Fabrique de patrimoines en Normandie, établissement public de coopération culturelle (EPCC) basé à Caen, et auparavant directeur du CRéCET (Centre régional de culture ethnologique et technique), M. Schmidt est également conseiller à l'ethnologie auprès de la DRAC de Basse-Normandie, et membre du pôle « Espaces maritimes, sociétés littorales et interfaces portuaires » au sein de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de Normandie.

M. Jean-Louis Tornatore
Anthropologue et professeur à l’université de Bourgogne, M. Tornatore est membre du Centre Georges Chevrier – Savoirs : normes et sensibilité (UMR 7366 du CNRS) et chercheur associé à l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain. Ses recherches se déploient selon deux axes étroitement liés : celui d’une socio-anthropologie politique de la « relation au passé » (patrimoine, mémoire, culture) et des manières d'être « dans le temps », envisagées dans une perspective pragmatiste ; celui de l’expertise et de l’engagement du chercheur, envisagés dans une perspective « non-autoritaire ». Il s’intéresse actuellement aux dynamiques suscitées par le patrimoine culturel immatériel et aux formes émergentes de « patrimonialisations citoyennes ».